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La Science De La Peau Et Des Cheveux A L’ère De La Diversité

La Science De La Peau Et Des Cheveux A L’ère De La Diversité

La dernière édition des Journées de Jean Paul Marty, qui s’est tenue à Paris les 4 et 5 décembre 2018, sous les auspices de la Société Française de Cosmétologie (SFC), a mis en doute les aspects scientifiques du changement inclusif pris par les industries cosmétiques. Organisé sur le thème « La peau et ses appendices dans le monde entier » avec 26 conférences et plusieurs affiches, l’événement a rassemblé environ 170 participants pour discuter des implications scientifiques de la diversité de la peau, des cheveux et des ongles.

Bien que la peau du Caucasien soit toujours le pilier de nombreuses études scientifiques, l’évolution de la population mondiale réduit sa prévalence, y compris dans les économies les plus développées.

Les modèles de peaux doivent être mis à jour

Comme l’a souligné Paul Matts, chercheur à Procter & Gamble, « en 2050, la peau Caucasienne ne représentera plus que 15% des catégories de peau, tandis que les populations à forte croissance d’Asie et d’Afrique seront majoritaires. Il devient nécessaire de ne plus considérer la peau du Caucasien au centre des études scientifiques. »

Une telle évolution est d’autant plus nécessaire que les principales caractéristiques de la peau diffèrent selon les groupes ethniques. Par exemple, l’étude menée par Procter & Gamble sur 250 sujets appartenant à cinq groupes ethniques différents a montré que les Indiens et les Latinos avaient plus de rides que les autres groupes, mais que les rides des Caucasiens étaient plus profondes et donc plus visibles.

Plusieurs entreprises ont déjà pris en compte l’évolution de la répartition des groupes ethniques et ont adapté leurs modèles. Le Centre International de Développement Pharmaceutique (CIDP), basé à Mauritius, par exemple, a mis au point un système de mesure in vivo pour évaluer l’effet des polluants sur différents types de peau. « Les mesures ont montré que la pollution avait des effets plus importants sur les peaux des Caucasiens que sur les peaux Africaines », explique Véronique Newton, responsable du laboratoire R&D de la CIDP.

Pour sa part, BASF a mis au point un modèle in vitro reproduisant le cycle cellulaire des sébocytes et a mené une étude mettant en évidence des différences notables entre les sébocytes des populations Asiatiques et Afro-Américaines.

D’autres thèmes relatifs aux ongles, aux cheveux et aux cils ont été traités dans le cadre de cette même approche multiethnique.

Scientifiques primés

Parallèlement au congrès et comme les années précédentes, le SFC a récompensé plusieurs scientifiques pour leurs travaux en science de la peau ou des cheveux.

Le prix du jeune chercheur a été attribué à Laura Sabatier de l’Université Paris-Sud pour son étude démontrant que la forme du follicule pileux est liée à la forme du cheveu. Les cheveux sont bouclés, plus la structure du follicule est asymétrique.

Pour sa part, le Dr Marek Haftek , directeur de recherche au CNRS de Lyon, a remporté le SFC Award pour l’ensemble de ses travaux qui ont contribué à une meilleure connaissance de la peau et de ses fonctions.

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